⏱ Temps de lecture : 3 minutes 30

1. Prendre conscience du pouvoir de refuser

Puisque l’usage unique nous est souvent imposé, refuser au maximum tout objet à usage unique est une bonne solution. Plus on refusera, plus ça deviendra une habitude pour soi-même mais aussi pour les commerçant·e·s. Car si un grand nombre de client·e·s se met à ne plus utiliser le plastique à usage unique les commerçant·e·s finiront aussi par changer leurs habitudes. Vous ne voulez pas de cette cuillère en plastique dans votre glace ? Demandez à ne pas en avoir. Vous ne voulez pas de couverts ni de sac avec votre salade ? Rien ne vous empêche de le préciser le lors de votre commande. Vous n’avez pas besoin de paille pour boire votre cocktail ? Faites le savoir.

En parallèle de la multiplication des épiceries en vrac, de plus en plus de commerces acceptent que l’on amène ses propre contenants. Il suffit de le demander ! Ce sera une bonne occasion de créer du lien et de sensibiliser les commerçant·e·s à cette problématique. Vous pouvez donc vous créer une réserve de sacs réutilisables de plusieurs tailles. En garder toujours quelques uns avec soi permet de changer plus facilement ses habitudes.

Malgré nos efforts, il arrive que l’on se retrouve quand même avec des sacs en plastique ou en papier. On peut oublier d’amener les nôtres, de refuser ceux proposés par les commerçant·e·s… C’est humain, alors pas de panique ! Si vous le pouvez, réutilisez-les le plus de fois possible pour les rentabiliser.

2. Composter où que l’on vive 

Acheter des objets en matières biodégradables et compostables, c’est bien. Pouvoir les composter soi-même, c’est encore mieux. Surtout que la loi de Transition énergétique de 2015 n’a fixé un objectif de généralisation du tri à la source des biodéchets qu’à partir de 2025.

Alors, comment composter soi-même où que l’on vive ? L’idéal, c’est d’avoir un espace extérieur pour faire un composteur de grande taille. Les mairies se sont d’ailleurs mobilisées pour en fournir aux habitant·e·s, parfois gratuitement, parfois à un prix dérisoire. Mais on oublie souvent qu’il est aussi possible de composter même si l’on habite en appartement et que l’on ne dispose pas d’un espace extérieur. Dans ce cas, il y a plusieurs options : 

  • Acheter un compost d’intérieur à mettre dans sa cuisine ou sur son balcon comme ceux vendus par Ecovi ou Eco Worms
  • Se rapprocher de sa mairie pour organiser un espace de compostage entre voisin·e·s 
  • Regarder si sa ville a mis en place des points de compostage où venir déposer ses biodéchets

3. Se tourner vers des boutiques zéro-déchet

Que ce soit en ligne, dans les grandes villes ou dans les plus petits villages, les boutiques zéro-déchet se multiplient pour faciliter votre transition. Regardez autour de chez vous, il y en a certainement une qui vous attend. Et si ce n’est pas le cas, voici nos préférées en ligne : 

  • ManaMani : ManaMani conçoit et fabrique des produits zéro-déchet qui s’inspirent de leurs équivalents jetables pour s’intégrer sans effort dans votre quotidien. Vous ne changez pas votre geste mais vous le transformez en un geste durable.
  • The Trust Society : The Trust Society repère, sélectionne et regroupe les produits durables les plus exigeants pour votre santé et la planète. Leur ambition ? Que vous soyez fier·e·s des produits que vous utilisez au quotidien.
  • ILIN : avec ILIN, vous retrouverez des produits beauté zéro-déchet aux formules saines et naturelles. Noémie, la fondatrice, fait tout pour respecter notre planète, notre salle de bain et notre peau.
  • Hello Néo : Hello Néo est une boutique et un média en ligne qui propose une véritable initiation au mode de vie zéro déchet. Vous retrouvez tous vos essentiels du quotidien au même endroit, à petits prix, le tout livré 100% sans plastique.

4. Ne pas vouloir tout remplacer du jour au lendemain

En allant dans ces boutiques zéro-déchet, vous aurez très probablement envie d’acheter plein de nouveaux produits. Beaucoup pensent parfois bien faire en remplaçant toutes leurs boîtes en plastique et leurs ustensiles par leur équivalent en matière naturelle ou biodégradable. J’étais la première à tomber dans le panneau !

Alors certes, c’est une bonne idée lorsque nos ustensiles sont inutilisables. En revanche, jeter des objets en parfait état, que l’on peut encore utiliser, juste parce qu’ils sont en plastique, ça s’apparente plutôt à du gaspillage. Gardez en tête une chose : l’objectif de la démarche zéro-déchet est de créer le moins de déchets possible, pas de tout remplacer du jour au lendemain

Alors qu’importe les publicités qui vantent les mérites de ces fameuses boîtes en verre avec un couvercle en bambou. Posez-vous une seule question : en avez-vous réellement besoin ? Si la réponse est oui, alors tournez-vous vers des alternatives plus respectueuses de la planète. D’ailleurs, pour éviter d’accumuler en pensant bien faire, je vous conseille de faire un inventaire des choses que vous avez déjà. Ça vous permettra d’avoir une meilleure visibilité sur ce dont vous avez réellement besoin et d’éviter les achats superflus. 

5. Vivre la sobriété heureuse

Le zéro-déchet c’est aussi déconstruire notre manière de consommer. C’est envisager les choses sur le long terme plutôt que de ne penser qu’au besoin immédiat. S’il y a bien un mot qui rime avec zéro-déchet, c’est la sobriété, ou même, la sobriété heureuse comme le dit Pierre Rabhi. Penser à la sobriété permet de freiner sa consommation et la tentation créée par la publicité d’acheter toujours plus d’objets dont on n’a pas réellement besoin. 

Bien sûr, rechercher ce qui correspond à nos besoins, nos valeurs et notre engagement prend un peu plus de temps. Mais une fois les bonnes habitudes prises et les alternatives trouvées, on se rend compte que l’on passe beaucoup moins de temps à acheter. Le temps passé à instaurer de nouvelles habitudes permet donc d’en gagner par la suite pour se consacrer à d’autres choses !

6. Se faire son propre chemin

Évidemment, l’idéal est d’arriver au zéro-déchet et faire tenir tous ses déchets de l’année dans un petit bocal à l’image de Bea Johnson. Mais soyons honnête : on ne peut pas y arriver d’un coup de baguette magique.

Mon conseil ? Commencez par le plus simple pour éviter la surcharge mentale. Attaquez-vous d’abord aux choses qui vous semblent les plus faciles à changer. Ça vous motivera à aller au devant de défis plus complexes par la suite. Et si vous êtes comme Malaury et Julien, les fondateur·rice·s de Blutopia, vous préférez peut-être changer radicalement du jour au lendemain. Il n’y a donc pas de rythme idéal, à part le vôtre ! 

Pour aller plus loin

🤯 Le vrai problème, ce n’est pas le plastique
♻️ Labels sur les emballages : comment s’y retrouver

Des remarques, des suggestions pour les prochains sujets ? Répondez-nous en commentaire.

Malaury

Malaury

Co-fondatrice de Blutopia

Répondre