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Personne ne comprend ce que l’on fait 🤯

⏱ Temps de lecture : 3 minutes

Clap de fin ! Ça y est, le tournage de la campagne De l’assiette à l’océan arrive à sa fin. Et ce n’est pas trop tôt ! 

Il nous reste maintenant un mois et demi pour :

🎬 Monter le documentaire 
📸 Préparer l’exposition photos
🎙 Monter les premiers épisodes du podcast
🥳 Organiser la prochaine édition du festival Blutopia à La Rochelle 
🍿 Mobiliser 50 bénévoles pour organiser 50 projections en simultané

Si vous ne l’avez pas encore fait, notez-le dans vos agendas : lancement officiel le 24 septembre. 🚀

Mais au fait, pourquoi on fait tout ça ? 

Pendant le tournage, on a interviewé plus de 50 personnes, parcouru des milliers de kilomètres en stop et dormi chez 25 hôtes. Il y a une question qui revenait quasi systématiquement : “C’est quoi le rapport avec l’océan ? Vous allez parler de la pêche, c’est ça ?”

Si vous aussi, vous vous posez encore la question, vous devriez avoir la réponse dans 2 minutes 30 top chrono.

🌡 Climat

L’océan absorbe 30% des émissions de gaz à effet de serre. 93% de la chaleur produite par le CO2 est captée par l’océan. Sans l’océan, la température moyenne sur la planète serait de 50°C vs. 15°C aujourd’hui. Bref, l’océan régule le climat… mais il commence sérieusement à s’asphyxier.

Plus l’océan absorbe de chaleur et de carbone, plus sa santé se détériore. Voilà, en vrac, quelques conséquences du trop plein d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère : baisse de la capacité de séquestration du dioxyde de carbone, modification des courants marins et stratification de l’eau, désoxygénation, acidification de l’eau, vagues de chaleur sous-marine… et j’en passe !

Les responsables ? Il y en a un paquet, mais notre alimentation est en haut de la liste, juste derrière les transports. 25% de notre empreinte carbone est liée à notre alimentation. Un·e Français·e émet chaque année plus de 2 tonnes de CO2 équivalent rien qu’avec ce qu’iel met dans son assiette. C’est l’objectif à atteindre d’ici 2050 pour la totalité de notre empreinte carbone si on veut limiter l’élévation de la température à +1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels. Bon, ça va être chaud, mais il paraît que c’est encore faisable. 😬

En adoptant une alimentation végétale, on passe de plus de 2 tonnes de CO2 équivalent à 650 kg. Autrement dit, on divise par 3 l’empreinte carbone liée à notre alimentation. Et si on jette un œil aux ordres de grandeur, le plus important n’est pas de manger local, mais bien de manger végétal. En réalité, seuls 10% de l’empreinte carbone globale d’un aliment sont imputables au transport. Pour les 90% restants, ça se joue en amont !

En France, 25% de notre empreinte carbone est liée à notre alimentation.

MyCO2 par Carbone 4

🐡 Biodiversité

Selon l’IPBES, le GIEC pour la biodiversité, il y a 5 grandes menaces qui pèsent particulièrement sur la biodiversité marine. Toutes sont directement ou indirectement liées à ce que l’on met dans notre assiette.

1️⃣ L’exploitation des ressources. Dans le monde, on mange 20 kg de poisson par an et par personne. En France, on fait encore plus fort : 35 kg. Pour maintenir l’équilibre des écosystèmes marins, les scientifiques préconisent de ne pas dépasser les 8 kg.

2️⃣ La destruction des habitats. Racler les fonds marins sur des kilomètres et des kilomètres avec des chaluts, ce n’est pas bon pour la maison Bob l’éponge et Patrick !

3️⃣ Le changement climatique. Ça, je crois que c’est assez clair. Et si ça ne l’est pas, c’est que vous n’étiez pas très concentré·e·s en lisant le début de cette newsletter…

4️⃣ Les différentes pollutions. On parle des plastiques, évidemment, mais pas que. Ici, on parle aussi des pollutions chimiques, comme celles liées aux intrants que l’on asperge sur les champs et qui finissent dans l’océan en suivant le cycle de l’eau. Problème : le corail n’est pas fan des pesticides.

5️⃣ Les espèces invasives. Les cargos remplis de marchandises ou les plastiques qui emballent notre nourriture et se retrouvent dans l’océan peuvent être vecteurs d’espèces invasives. Concrètement, ce sont des espèces qui n’ont rien à faire à un endroit donné, qui y prolifèrent et qui viennent déséquilibrer le milieu.

Pour toutes ces raisons liées au climat et à la biodiversité, on a décidé d’aborder 4 chapitres dans la campagne De l’assiette à l’océan : la pêche, l’élevage, les intrants chimiques et le transport de marchandises. Dans chaque chapitre, on met en lumière les problèmes et on montre qu’il est possible de les limiter en faisant les bons choix, à tous les niveaux. Parce que oui, on peut tou·te·s se faire plaisir en mangeant sans détraquer l’océan !

Il est encore temps… mais c’est maintenant qu’il faut agir pour préserver l’océan. Comme Mélissa, Valentin ou encore Fiona, vous pouvez organiser une projection du documentaire De l’assiette à l’océan dans votre ville à partir du 24 septembre en étant accompagné·e·s du début à la fin. Alors, je compte sur vous ?

Seul·e, on n’est qu’une goutte. Ensemble, on forme l’océan.

Cet article fait partie d’une série « Journal de bord » rédigée par Malaury Morin à l’occasion du tournage du documentaire De l’assiette à l’océan.

Malaury Morin

Co-fondatrice & Chargée de campagnes de Blutopia

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