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Le tofu, ça n’a pas de goût 🤭

⏱ Temps de lecture : 3 minutes

Après quelques jours de vacances loin des écrans à profiter du soleil et des vagues, je suis de retour… et le journal de bord aussi ! Avec Julien et Alix, on a passé 3 mois à sillonner les routes de France en stop pour préparer la campagne De l’assiette à l’océan. On a rencontré un paquet de personnes qui agissent pour une alimentation plus respectueuse de l’océan, et ce n’est toujours pas fini !

Voilà le décompte de l’aventure du 1er mars au 19 juin : 

🚘 74 voitures
🚆 14 trains
😴 27 hébergements
📍 29 villes
🗣 46 interviews

Autant vous dire que la reprise du travail de bureau après tout ça a été rude, surtout avec l’explosion des températures. L’été n’a pas encore commencé et le thermomètre a déjà affiché +40°C à La Rochelle… Je ne vais pas vous mentir : ça me fait très peur pour l’avenir, mais le plus important, c’est que ça me donne du courage pour continuer à faire ce que je fais avec Blutopia depuis plus de 4 ans. Aujourd’hui, on n’a plus le choix. Il faut limiter nos émissions de gaz à effet de serre et faire en sorte que l’océan puisse continuer à jouer son rôle de puits de carbone et de régulateur du climat.

D’ailleurs, après notre périple, on s’est réuni·e·s avec toute l’équipe Blutopia sur l’île d’Oléron et on a pris une grande décision : se concentrer exclusivement sur l’alimentation. Opter pour plus de végétal, de bio et de local dans son assiette, c’est sans doute la meilleure décision que l’on puisse prendre pour préserver l’océan au quotidien. Et puisque notre mission est justement de vous encourager à agir pour préserver l’océan, ça nous paraissait logique de mettre toutes nos forces là-dessus !

Les rencontres

🍚 La Tofuterie : démocratiser le tofu et plus encore

Avec la Tofuterie, Jérémy, Victor, Matthis et Helio comptent bien prouver que le tofu a du goût… à condition de bien le cuisiner ! En attendant, c’est la Panacottof, une crème dessert végétale, qu’ils proposeront aux restaurants collectifs pour les aider à remplacer les protéines animales.

🥬 Anneli et Ingmar Meley : cultiver beaucoup sur une surface limitée

SPIN farming. C’est de ce modèle agricole américain que s’inspire la Grange des 3 shanti, un jardin-maraîcher de 600 m2 situé dans les Yvelines, à quelques kilomètres de la Tofuterie. Le concept ? Cultiver beaucoup sur une surface limitée, tout en ayant un impact écologiquement vertueux.

🍙 Tanguy Gauvin et Hélène Jouannet : stimuler la croissance des algues en les récoltant

Quand Tanguy et Hélène se sont lancé·e·s dans la récolte des algues sur l’île de Ré, il n’en restait plus que 10% par rapport à l’époque de leurs grands-parents ! Depuis, ce chiffre a bien augmenté. En fait, en récoltant les algues correctement, on stimule leur croissance. La nature est bien faite, non ?

Il y a autant de protéines dans 10 grammes de nori que dans une côte de boeuf.

Tanguy Gauvin, Les algues de l’île de Ré

L’anecdote

Les apparences sont trompeuses. 

Si on a décidé d’appeler notre association Blutopia, c’est parce qu’avec Julien, on avait envie de croire en l’utopie d’un océan en parfaite santé. Et plus encore, on était persuadé·e·s qu’on pouvait s’en rapprocher. Bref, on était des optimistes convaincu·e·s. Pourtant, il y a des jours où ce n’est pas si simple. On a beau continuer de croire en la Blutopia, on se prend souvent des coups de massue quand on lit les infos. On se demande comment on en est arrivé·e·s là, et surtout, comment on va faire pour s’en sortir.

Et le pire dans tout ça, c’est qu’on se met tellement la pression pour réussir à préserver ce qu’il reste de l’océan qu’on finit parfois par s’oublier. Pour la campagne De l’assiette à l’océan, on a décidé de tout faire en un temps record : 7 mois pour sortir un documentaire, un podcast et une exposition photos. La date de lancement est annoncée depuis longtemps : le 24 septembre. On s’en rend compte un peu tard, mais les délais étaient beaucoup, beaucoup trop serrés.

Heureusement, on a quand même réussi à prendre quelques jours de vacances. Bon, on s’est limité·e·s à 5 jours au lieu des 3 semaines prévues initialement, mais c’est déjà mieux que rien, non ? En tout cas, ça nous a permis d’expérimenter les bienfaits de la surf thérapie, conceptualisée par Guillaume Barucq, médecin généraliste que l’on avait rencontré à Biarritz. Après plusieurs semaines loin de l’océan, on se baigne maintenant presque tous les jours et ça nous donne de l’énergie pour boucler la campagne avant le 24 septembre !

L’image

Des végétaux qui poussent sans graines

Alors que les terres arables sont déjà surexploitées, les algomanes décident de miser sur des végétaux qui se trouvent dans l’océan pour nous nourrir.

Cet article fait partie d’une série « Journal de bord » rédigée par Malaury Morin à l’occasion du tournage du documentaire De l’assiette à l’océan.

Malaury Morin

Co-fondatrice & Chargée de campagnes de Blutopia

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