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Les clichés ont la vie dure 😮‍💨

⏱ Temps de lecture : 3 minutes

Le tournage aurait du se terminer dimanche dernier… Mais si vous me lisez depuis le début de l’aventure, vous l’avez compris : rien ne se passe comme prévu. Et en même temps, c’est ça qui rend l’aventure encore plus folle !

Au lieu de terminer le 29 mai, on sera donc sur les routes jusqu’au 24 juillet parce qu’on a encore plein de choses à tourner : des plans sous-marins à Port-Cros, une sortie en mer avec le pêcheur Benoît Guérin à Hyères, l’interview d’Edgar Dusacre à Saint-Jean-de-Luz, la Ferme de l’Envol à Brétigny-sur-Orge, Les algues de l’île de Ré et le restaurant Matahari qui les utilise… On a encore du pain sur la planche !

Le mois d’août s’annonce intense avec le montage du documentaire et des premiers épisodes de podcast, la préparation de l’expo photos, l’organisation du festival Blutopia qui aura lieu le 24 septembre à La Rochelle et la mobilisation de bénévoles pour les 50 projections en simultané partout en France.

Le décompte de l’aventure a bien avancé ces derniers jours. Voilà où on en est au bout de 3 mois :

🚘 73 voitures
🚆 12 trains
😴 25 hébergements
📍 27 villes
🗣 37 interviews

Les rencontres

🐡 Sabine Meneut : collecter les filets de pêche usagés

800 kilos. C’est le poids en filets de pêche jeté par pêcheur et par an en France. Le plus souvent, les filets terminent en déchetterie ou à l’incinérateur. Avec Glokis, Sabine met en place la collecte des filets de pêche usagés directement auprès des pêcheurs pour leur donner une nouvelle vie.

♻️ Yann Louboutin : créer une nouvelle filière de revalorisation

Fil & fab récupère les filets collectés par Glokis pour fabriquer le Nylo®, plastique recyclé issu à 100% de filets de pêche. À Plougonvelin, Yann nous a montré toutes les étapes qui permettent d’arriver aux granulés, du tri des couleurs à l’extrusion, en passant par la séparation des cordages et filets.

800 kilos de filets de pêche, composés de plastique, sont jetés par pêcheur et par an en France.

Étude PECHPROPRE de Coopération Maritime

🧑‍🌾 Maxime Pfohl : jardiner pour se réapproprier son alimentation

Le Jardin des mille pas, c’est une production agro-écologique vivrière de proximité, mais c’est aussi un lieu de transmission. Maxime forme les citoyen·ne·s pour que chacun·e ait une meilleure connaissance de son alimentation et de la manière dont elle est produite.

🌾 Véronique Chable : passer par les semences pour changer le monde

À la base de notre alimentation, il y a les graines. Sans elles, il n’y a ni fruit, ni légume, ni céréale. Et pourtant, on a laissé les grandes multinationales s’en emparer. À l’INRAE, Véronique travaille sur les semences paysannes qui s’adaptent aux terroirs… et au changement climatique !

🏡 Nicolas Bon : redonner lieu à un lieu nourricier aux portes de la ville

À côté du Jardin des mille pas, il y a La Basse Cour. Aujourd’hui, c’est un lieu partagé dédié à l’alimentation saine, durable et conviviale. Mais avant ça, Nicolas nous a raconté que c’était la ferme du château de la Prévalaye à Rennes qui a été réhabilitée l’année dernière au cours d’un chantier participatif.

🐋 Alice Vitoux : comprendre nos liens avec l’océan

Quand on parle de notre campagne « De l’assiette à l’océan », tout le monde pense directement à la pêche. Pourtant, il n’y a pas que ça. Avec la Fresque Océane, Alice met en lumière les liens de causes à effets entre nos actions du quotidien et l’océan qui nous permet de vivre.

🐮 Rémi Goupil : faire perdurer l’agriculture paysanne

Chez Blutopia, on est convaincu·e·s qu’il faut végétaliser notre alimentation. Mais on sait aussi que tou·e·s les Français·es ne sont pas prêt·e·s à devenir vegan. Heureusement, il y a des paysans qui essaient de faire mieux, comme Rémi qui élève des bovins en plein air à la Ferme de la Raudais.

L’anecdote

Les clichés ont la vie dure. 

Pour parler des liens entre notre assiette et l’océan, il faut forcément parler de la pêche. Et pour parler de la pêche, quoi de mieux que les pêcheurs et les pêcheuses ? Depuis le début de l’aventure, on a à coeur de proposer différentes visions. C’est exactement pour ça qu’on a décidé de partir à la rencontre de scientifiques, d’activistes, d’entrepreneur·e·s, de maraîcher·e·s… mais aussi d’éleveur·se·s et de pêcheur·se·s qui travaillent de manière artisanale et tentent de limiter leur impact.

Le problème, c’est que ce n’est pas aussi simple qu’on le pensait. Ces dernières semaines, le monde de la pêche nous a paru ultra fermé. À Saint-Quay-Portrieux, on devait rencontrer un pêcheur de coquilles Saint-Jacques en plongée, mais le rendez-vous a été annulé juste avant notre arrivée. On a quand même tout tenté pour discuter avec d’autres pêcheurs sur place, et malgré l’aide d’un élu local qui nous hébergeait, personne n’a accepté de nous parler.

À chaque fois qu’on disait autour de nous qu’on voulait rencontrer des pêcheurs, on nous répondait que ce serait très difficile, que les pêcheurs sont rudes et qu’ils n’ouvrent aucune porte. Pourtant, avec un peu de persévérance et un réveil très matinal, on a fini par en trouver plusieurs sur le port de Douarnenez qui nous ont raconté ce qu’il se passait en mer. Rendez-vous le 24 septembre pour découvrir ce qu’ils nous ont dit !

L’image

Au coeur de l’élevage bovin breton

La semaine dernière, on était au Tronchet, au coeur de la campagne malouine et des vaches. On a loué le seul et unique logement du tournage en stop pour travailler au calme et reprendre des forces avant la fin du tournage.

Cet article fait partie d’une série « Journal de bord » rédigée par Malaury Morin à l’occasion du tournage du documentaire De l’assiette à l’océan.

Malaury Morin

Co-fondatrice & Chargée de campagnes de Blutopia

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