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Quand on commence à s’intéresser à l’impact de notre consommation sur l’océan, on pense rapidement aux emballages de nos aliments, à la composition de nos vêtements et des cosmétiques de notre salle de bain… mais plus rarement à ce que contient notre liquide vaisselle. Pourtant, il est bien loin d’être inoffensif.

Le problème : le liquide vaisselle conventionnel

La composition

Dans le dernier numéro de 60 millions de consommateurs, sorti en mars 2021, 40 liquides vaisselle de grandes marques et de marques de distributeurs ont été analysés. Le magazine a élaboré un système de notation simplifié, le Ménag’Score. En bref, il s’agit d’un calcul de risque qui dépend de la probabilité qu’un dommage survienne selon la fréquence et la durée d’exposition à un danger, et de sa gravité. Chaque produit a reçu une note santé et une note environnement, distinctes, ainsi qu’un score total. Les notes vont de A pour les meilleurs élèves à E pour les produits fortement déconseillés.

Conclusion ? Les listes d’ingrédients sont souvent floues et les irritants, les polluants, les parfums allergisants, les conservateurs ou encore les tensioactifs issus de la pétrochimie sont presque omniprésents. 

Prenons le cas des irritants. Un liquide vaisselle peut contenir jusqu’à 100 substances irritantes à 0,9% chacune. Un beau coup de génie de la part des fabricants, sachant que c’est la teneur maximale au-dessus de laquelle un pictogramme d’alerte est obligatoire sur l’emballage. La réglementation ne permet pas de lutter contre l’effet cumulatif de ces substances irritantes, mais je vous laisse imaginer ce que ça peut donner sur votre peau… et celle des organismes marins qui entreront en contact avec.

Et oui, j’ai bien dit « des organismes marins ». Quand on fait la vaisselle, notre liquide vaisselle s’évacue par nos canalisations jusque dans les cours d’eau… et l’océan. Les stations d’épuration ne sont pas assez puissantes pour traiter tous les composants toxiques que l’on y envoie. D’ailleurs, il se passe exactement la même chose quand on se lave les dents ou quand on prend une douche.

L’emballage

Encore une fois, je parle beaucoup de la composition de ces produits, mais il ne faut pas oublier l’emballage qui est automatiquement en plastique. Certes, il s’agit de plastique recyclable, mais on sait tou·te·s ce que ça veut dire. Dans le monde, seuls 9% des plastiques sont recyclés. Alors, autant les éviter, non ?

Un liquide vaisselle peut contenir jusqu’à 100 substances irritantes à 0,9% chacune.

La solution : la simplicité avant tout

Sur les 20 produits les mieux notés du comparatif de 60 millions de consommateurs, 15 portent un logo « Écolabel » ou « Ecocert ». Si vous ne parvenez pas à déchiffrer les listes d’ingrédients à rallonge qui ne contiennent que des noms barbares, commencez par chercher les labels. Ils ne sont évidemment pas parfaits, mais ils sont à privilégier sans hésiter. Généralement, ils assurent l’usage de parfums d’origine naturelle et de tensioactifs d’origine végétal, plus doux que ceux issus de la pétrochimie, qui rendent la formule biodégradable.

Et pour aller plus loin, vous pouvez vous tourner vers des marques qui font tout pour bousculer les codes du marché, ou, encore mieux, faire votre propre produit vaisselle. Au moins, vous saurez exactement ce qu’il y a dedans.

Notre sélection* : ça mousse

Les Petits Bidons

Je dois vous l’avouer, je ne fais jamais la vaisselle. Partage des tâches oblige ! Je cuisine, Julien lave. Après avoir simplement utilisé du savon de Marseille pendant des mois, il a découvert le savon solide vaisselle de la marque Les Petits Bidons. Et clairement, ça change la donne. En fait, c’est aussi du savon de Marseille, mais enrichi en bicarbonate de soude pour dégraisser efficacement et naturellement toute la vaisselle. Le tout, dans un étui papier recyclable garanti 0 plastique. Fini la pellicule grasse sur nos assiettes et nos couverts !

Et si vous n’êtes pas encore prêt·e·s à changer vos habitudes (ça ne saurait tarder), Les Petits Bidons proposent aussi un liquide vaisselle. Il reste encore l’emballage plastique, mais la formule est pensée pour ne détraquer ni l’océan, ni votre santé.

Le fait maison

Si vous êtes plutôt adepte de DIY ou Do It Yourself, vous préférerez sans doute faire votre propre liquide vaisselle vous même. Cette recette qui mousse se prépare en 5 minutes top chrono à partir de 4 ingrédients : savon de Marseille, savon noir, bicarbonate de soude et cristaux de soude. À vos casseroles !

Pour aller plus loin : l’attirail pour la vaisselle

🗞 Article : « Zéro déchet : les alternatives aux éponges jetables »

Quand on fait la vaisselle, il n’y a pas que le produit lavant que l’on utilise qui a un impact sur l’océan. Il y a aussi l’éponge. D’ailleurs, les éponges que l’on utilise aujourd’hui sont directement inspirées de l’océan, et plus précisément des éponges de mer. Je vous raconte tout dans cette newsletter passée, disponible sur le journal de notre site internet.

Des questions, des suggestions ? J’adore vous lire, alors n’hésitez pas à m’écrire en commentaire.

* Vous pouvez nous faire confiance, notre sélection est 100% indépendante.

Malaury Morin

Malaury Morin

Co-fondatrice & Content Manager de Blutopia

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