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Si vous avez testé toutes les recettes que je vous ai partagées dans les dernières newsletters, vous avez sans doute beaucoup de vaisselle à faire. J’ai quelque chose pour vous avant que vous ne vous jetiez sur la première éponge que vous trouverez.

Le problème : les éponges jetables

Les éponges de mer

Les éponges que l’on utilise aujourd’hui dans nos cuisines sont inspirées des éponges de mer et de leur capacité d’absorption. En dehors de Bob l’éponge, elles sont peu connues alors qu’elles sont un élément majeur des paysages sous-marins. Pourtant, Fred et Jamy ont bien tenté de nous le rappeler. Il y en a partout, des mers chaudes jusque dans les mers polaires, de la surface jusqu’aux abysses, de toutes les formes et de toutes les tailles. 300 espèces ont été identifiées rien que dans la région de Marseille. Certaines éponges ont un squelette souple et élastique, et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont appréciées des humains. Depuis l’Antiquité, les éponges sont pêchées en apnée, mais leur déclin nous a poussé à en inventer de nouvelles formes. 

Les éponges végétales et synthétiques

D’abord, les éponges végétales. Elles sont produites à base de viscose, issue de cellulose provenant de la pulpe de bois, et de coton. En théorie, elles sont biodégradables. Mais en réalité, il y a un réel manque de transparence sur les produits, souvent chimiques, utilisés pour les traiter et éviter la prolifération des bactéries. Et plus récemment, les éponges synthétiques. Elles sont en mousse de résine, un dérivé du pétrole. Elles ne sont ni recyclables, ni biodégradables. Le bilan s’alourdit lorsqu’on ajoute la face abrasive verte, faite de nylon et polyester, que l’on fait tenir avec une colle chimique qui résiste à l’eau.

Vous l’avez donc compris, les impacts sur la planète ne sont pas très enthousiasmants : utilisation de ressources forestières ou fossiles, procédés de production énergivores et difficulté de recyclage en fin de vie. Et c’est sans compter les impacts sur la santé. Selon une étude scientifique menée en Allemagne, chaque centimètre d’une éponge contiendrait des millions de germes. Il pourrait même y avoir plus de 73 familles de bactéries dans une éponge, dont certaines sont pathogènes et dangereuses.

Les solutions : brosses vaisselle et éponges réutilisables

Brosse à tête remplaçable

La brosse vaisselle à tête remplaçable est sans doute un indispensable. Elle est idéale pour nettoyer les verres, les couverts et les assiettes efficacement. Sa composition : bois de hêtre non traité et fibre d’agave.

Brosse coco

La brosse coco remplace le côté vert grattant des éponges traditionnelles. Elle est idéale pour récurer les casseroles et les poêles sans les rayer. Comme la brosse à tête remplaçable, il vaut mieux la suspendre pour la laisser sécher à l’air libre et pouvoir la garder encore plus longtemps. Sa composition : fibres de noix de coco souples et denses, fixées sur une armature en zinc.

Tawashi

Le tawashi est une éponge réutilisable fabriquée à partir de vieux tissus comme des chaussettes ou des collants. Elle est lavable en machine et dure au moins 6 fois plus longtemps qu’une éponge classique. Vous pouvez facilement la faire vous-même en regardant un tuto sur YouTube. Pour la petite histoire, c’est une technique japonaise qui est traditionnellement réalisée avec des feuilles de palmiers.

Notre sélection* : le combo brosse et savon de Marseille

Si vous suivez Blutopia sur Instagram depuis un moment ou si vous nous connaissez personnellement, vous savez qu’on n’est pas (encore) adeptes du DIY. Il n’y a pas de tawashis chez nous parce qu’on n’a jamais pris le temps d’en faire. La réalité, c’est qu’on a choisi la facilité : une brosse vaisselle à tête remplaçable et une brosse coco pour récurer. Vous pouvez les retrouver sur la boutique de Zero & Slow, qui vise à vous accompagner dans votre démarche zéro déchet, dans la joie et la bonne humeur.

Pour le produit vaisselle, je vous conseille simplement un cube de savon de Marseille à côté de votre évier. Vous n’aurez plus qu’à frotter vos brosses dessus. On a bien tenté le liquide vaisselle maison mais les résultats n’étaient pas vraiment concluants. Et puis, les meilleures choses dans la vie sont les plus simples, non ?

© Zero & Slow

* Vous pouvez nous faire confiance, notre sélection est 100% indépendante.

D’autres idées pour remplacer les éponges jetables ? N’hésitez pas à nous les partager en commentaire.

Malaury

Malaury

Co-fondatrice de Blutopia

1 commentaire

  • Leila M dit :

    Salut, belle initiative ce site internet. Très bien présenté avec de jolies photos. Je voudrais juste dire que le savon de Marseille laisse une fine pellicule graisseuse sur la vaisselle à cause de la glycérine qu’il contient. Je vous recommande donc d’utiliser le savon noir pour nettoyer la vaisselle et les surfaces. Mais il peut être utilisé dans plein d’autres situations.

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