Ça y est. Le grand jour est arrivé. Aujourd’hui, on lance officieusement le cadre photo qui ne sauvera pas l’océan en financement participatif sur Ulule. J’ai bien dit officieusement. N’en parlez pas trop vite autour de vous. Pour le moment, on réserve l’exclusivité à nos plus proches soutiens : vous. Et pour l’occasion, je vous dévoile pourquoi ce projet nous tient tant à coeur, avec un peu d’avance sur la newsletter habituelle qui part normalement le dimanche à 10h.

Le problème : l’inaction

Blutopia existe depuis 3 ans. Et s’il y a bien une chose qui nous a poussée à créer l’association en 2018, c’est un constat : les citoyen·ne·s, tout comme les industriel·le·s et les membres des gouvernements, ont du mal à passer de la prise de conscience à l’action. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque. Selon un focus group mené par WWF en 2017, 87% des Français·es se sentent concerné·e·s par les problématiques environnementales et affirment être prêt·e·s à changer leurs modes de vie.

Voilà le parcours classique par lequel on passe tou·te·s quand on s’intéresse au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, à savoir la catastrophe écologique et sociale.

  • Étape 1 : ignorance. Les problèmes existent, mais je ne suis pas au courant.
  • Étape 2 : prise de conscience. Je suis au courant que les problèmes existent, mais ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je préfère rester dans mon confort et ne pas remettre en question mes habitudes.
  • Étape 3 : intention d’agir. J’ai envie de faire ma part, mais je ne sais pas comment faire. Je fais face à beaucoup de freins et de contraintes : je veux que ce soit simple et que ça ne me coûte pas trop cher, je ne veux pas être seul·e.
  • Étape 4 : passage à l’action. Je m’engage, je réduis la dissonance cognitive, je m’aligne avec mes valeurs et j’augmente mon bien-être.

Normalement, vous devriez vous reconnaître dans l’une de ces étapes. Et si vous me lisez, c’est que vous en êtes au moins à l’intention d’agir. Ce qu’il vous manque sans doute pour véritablement passer à l’action, c’est l’émerveillement. Pourquoi auriez-vous envie de protéger l’océan si vous ne le connaissez pas ? Pourquoi vous engageriez-vous pleinement pour les coraux alors que vous savez à peine ce à quoi ils ressemblent ? Comme le disait si bien le Commandant Cousteau : « On aime ce qui nous émerveille. On protège ce que l’on aime. » Il est temps de s’émerveiller devant l’océan qui est capable de nous procurer tant de bonheur et qui est indispensable à la vie sur cette planète.

On aime ce qui nous émerveille. On protège ce que l’on aime.

Commandant Cousteau

La solution : le cadre photo qui ne sauvera pas l’océan

Le cadre photo qui ne sauvera pas l’océan, c’est une photo d’océan dans un cadre en plastique recyclé, fait en France et à but non lucratif. Alors c’est sûr, comme on le répète depuis des semaines, ce cadre photo ne sauvera pas l’océan, mais…

  • Il évitera que 800 grammes de déchets plastiques ne s’y retrouvent. La structure du cadre photo est faite à partir de déchets plastiques français transformés par Le Pavé : un matériau 100% recyclé et 100% recyclable.
  • Il limitera le transport maritime et aérien qui détruisent sa biodiversité. Le cadre photo est pensé à La Rochelle où se situe le siège de l’association Blutopia, et fabriqué en région parisienne par Le Pavé et Popframe : une belle valorisation du savoir-faire à la française.
  • Il soutiendra une association qui agit sans relâche pour sa protection. 100% des bénéfices sont reversés à Blutopia pour financer nos actions, et notamment notre prochain documentaire qui explorera les liens entre alimentation et océan.

Comme son nom l’indique, ce cadre est un moyen plus qu’une fin. On est absolument convaincu·e·s qu’avoir un bout d’océan chez soi permet de se rappeler chaque jour de sa beauté, de son rôle vital et de la nécessité de tout faire pour le protéger. C’est une invitation à l’action, à l’autre confort.

Alors, si vous aussi vous voulez vous émerveiller devant l’océan et passer à l’action, c’est maintenant ou jamais. Les 50 premier·e·s contributeur·rice·s auront accès au tarif early-bird : 75€ au lieu de 85€ pour un tirage encadré, livraison en France métropolitaine incluse. C’est cadeau !

Notre sélection : ces entreprises sans qui rien n’aurait été possible

Le Pavé

Le Pavé récupère des déchets plastiques français et les transforme en plaques d’éco-construction. Elles se travaillent aussi facilement que le bois, tout en gardant les propriétés atypiques du thermoplastique. C’est à partir de plaques de 140 x 90 cm fabriquées à Aubervilliers que Le Pavé découpe les bandes qui formeront la structure de vos cadres.

Popframe

Popframe est spécialiste de l’encadrement sur-mesure. Basé aux Ulis, l’atelier est témoin d’un savoir-faire unique en France que l’on n’a surtout pas envie de voir disparaître. Popframe reçoit les bandes fabriquées par Le Pavé, assemble les cadres et les expédie. C’est aussi Popframe qui collectera l’argent de la campagne et reversera 100% des bénéfices à Blutopia.

Pour aller plus loin : nos contradictions

Comme tout le monde, on est pétri·e·s de contradictions. Oui oui, j’ai eu un doute en l’écrivant, mais je ne me suis pas trompée d’expression (pour une fois).

  • On prône la décroissance, et on lance un produit qui est loin d’être vital.
  • On est persuadé·e·s que le recyclage n’est pas une vraie solution pour résoudre la pollution plastique, et on lance un produit recyclé.
  • On est pour le partage, et on s’apprête à déposer un brevet pour protéger notre idée. D’ailleurs, on n’y connaît absolument rien. Alors si vous êtes calé·e en propriété intellectuelle, n’hésitez pas à m’écrire. On a bien besoin d’aide là-dessus !

Tout ça pour dire que notre cadre photo ne sauvera pas l’océan. Ce n’est qu’une goutte, mais c’est probablement la première d’un océan d’actions.

Des questions, des suggestions ? N’hésitez pas à m’écrire en commentaire, j’adore vous lire.

Malaury Morin

Malaury Morin

Co-fondatrice & Content Manager de Blutopia

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