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Et voilà, c’est déjà la dernière newsletter que je vous écris. Mon stage se termine cette semaine. Je reprends mes cours en visio dès demain et je me prépare donc à passer de longues journées chez moi. De nombreuses personnes sont dans le même cas, que ce soit avec des cours en visio, du télé-travail ou même avec le couvre-feu. Et avec les rumeurs d’un possible reconfinement, ça risque de devenir la norme d’une grande partie de la population. Mais malgré cette période, il nous est toujours possible d’agir pour préserver l’océan.

Mesdames, si je vous disais que c’était le moment de changer votre routine règles ? Vous pouvez enfin sauter le pas sans craindre une tâche sur votre jean en sortant de cours ou une fuite en pleine réunion. Messieurs, ne partez pas si vite, cela vous concerne aussi car vous avez le pouvoir d’informer celles qui vous entourent.

Le problème : les protections menstruelles jetables

L’emballage 

Chaque seconde, 1 447 protections hygiéniques sont jetées dans le monde, pour un total annuel de 45 milliards. Avec une durée de vie de quelques heures seulement, les protections menstruelles jetables mettent jusqu’à 500 ans à se désagréger (en micro-particules). Pas étonnant quand on sait que ces produits sont principalement conçus à partir de plastique : emballages individuels, applicateurs, languettes, membranes imperméables, ficelles… Il y en a partout ! Et le comble, c’est qu’ils ne sont même pas recyclables. Bref, inutile de s’attarder plus longtemps sur l’emballage : vous le savez déjà, l’usage unique est un vrai problème pour l’océan.

La composition

Comme pour la lessive dont je vous parlais la semaine dernière, la composition reste très floue. Aucune réglementation n’oblige sa présence sur les emballages. Le coton utilisé pour la fabrication des serviettes hygiéniques nécessite de grandes quantités d’eau mais aussi de pesticides qui sont ensuite déversés dans l’océan. On retrouve également des fibres et parfums synthétiques, des produits pétrochimiques, des encres… Tout ceci en contact direct avec l’intimité féminine ! Ces produits nocifs peuvent donc avoir de graves conséquences sur la nature, mais aussi sur notre santé. Le blanchiment au chlore des serviettes et tampons produit, par exemple, de la dioxine, considérée comme cancérigène. Vous vous en doutez, tout ça n’est pas biodégradable et pollue aussi l’océan et son écosystème.

La solution : les protections menstruelles zéro déchet

Parce qu’on ne peut pas s’en passer (sauf pour celles adeptes du flux instinctif libre), mieux vaut choisir des alternatives saines et zéro déchet.

1️⃣ Les serviettes menstruelles lavables

C’est l’alternative pour laquelle j’ai opté. Semblables aux serviettes hygiéniques jetables, leur utilisation est simple et pratique. Comme elles sont en tissu et dotées de pression, on peut dire adieu au plastique et aux languettes qui se décollent ! Après utilisation, il suffit de les nettoyer à la main (sans savon de Marseille qui réduit l’effet absorbant) puis de les mettre à la machine. Alors oui, elles sont plus chères que les jetables mais croyez-moi, sur le long terme, c’est plus que rentable ! Et pour les couturières dans l’âme, rien ne vous empêche de les fabriquer vous-mêmes.

2️⃣ La cup 

Une autre solution possible, c’est la coupe menstruelle ou “cup”. Souvent en silicone, elle se présente sous la forme d’un petit entonnoir qui recueille le flux menstruel sans l’absorber (contrairement aux tampons). Il suffit de la vider et de la rincer avant de la réutiliser. Il est également conseillé de la stériliser entre chaque cycle menstruel en la plongeant dans l’eau bouillante.

3️⃣ La culotte menstruelle

La petite dernière qui a fait son arrivée il y a seulement quelques années, c’est la culotte menstruelle. Ce sous-vêtement à l’aspect ordinaire est en fait doté d’un fond absorbant multicouche. Et l’avantage, c’est qu’elle tient en place et ne bouge pas. Comme la serviette menstruelle, la culotte se lave à la main avant de la passer en machine.

Notre sélection* : 100% réutilisable

PliM : les serviettes lavables

En tant que Picto-Charentaise d’origine, je ne pouvais pas passer à côté de PliM. Cette marque made in Poitou propose des protections intimes lavables pour des règles écologiques. Et ce que je préfère, ce sont leurs serviettes et protège-slips aux tailles et motifs variés, composés de coton bio certifié GOTS et de polyester certifié OEKO-TEX.

FAVA : la cup menstruelle 

FAVA, c’est une marque engagée et solidaire de protections hygiéniques biologiques et éco-responsables. Elle propose des produits respectueux des femmes et de la nature comme des tampons et des serviettes en coton bio, mais surtout des coupes menstruelles. Disponibles en 2 tailles et réutilisables jusqu’à 6 ans, ces dernières sont des alternatives éco-responsables efficaces.

Smoon : la culotte menstruelle

Smoon c’est une marque de culottes menstruelles respectueuses de notre corps et de la nature, tout en permettant confort et efficacité. Anti-fuite, anti-odeur et anti-humidité, leurs sous-vêtements s’adaptent à tous les goûts. Elles se déclinent en shorty, en string, en culotte taille basse ou taille haute. Et surtout, elles s’adaptent à tous les flux.

Petites Culottées : le maillot de bain menstruel

Petites Culottées, c’est une maison de lingerie menstruelle fabriquée in France. Leurs pièces sont conçues avec des matières respectueuses de la nature comme le coton bio OEKO-TEX et selon un savoir-faire français. Et le petit plus ? La marque a créé un maillot de bain menstruel en fibres recyclées à partir de filets de pêches et de déchets plastiques récupérés dans l’océan. Vous pourrez profiter de l’océan en toute tranquillité.

Pour aller plus loin : changer sa routine règles

🎙 Podcast : Jeanne Séguéla, co-fondatrice de FAVA sur L’empreinte

15 000 : c’est le nombre de protections hygiéniques qu’une femme peut utiliser au cours de sa vie. Jeanne Séguéla, co-fondatrice de la marque FAVA, explique ce qui l’a menée à la création de la marque.

🎙 Podcast : Sang tabou sur Arte radio

Si vous êtes curieuses quant à la technique du flux instinctif libre, allez écouter ce podcast. Il pourrait vous convaincre vous aussi de tenter l’expérience. Et qui sait, peut-être que cette méthode pourrait changer les règles ?

Et vous, quelle est votre routine règles ? J’adore vous lire, alors n’hésitez pas à m’écrire en commentaire.

* Vous pouvez nous faire confiance, notre sélection est 100% indépendante.

Léandre Bouffard

Léandre Bouffard

Rédactrice chez Blutopia

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