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Alors que le soleil brille pour tout le monde en ce moment, il n’est pas question d’abîmer vos beaux yeux sous les rayons ultraviolets. Ni de mettre en danger l’océan en achetant des lunettes de soleil aux matériaux douteux. Ça, c’est évident. Alors, si vous cherchez encore la paire de vos rêves, j’ai sans doute ce qu’il vous faut.

Le problème : les montures de lunettes classiques

13 millions de lunettes ont été vendues en 2016 en France… et 100 millions de lunettes dorment dans nos tiroirs. Il y a de grandes chances pour que les montures de ces 113 millions de lunettes soient en plastique, en métal ou en acétate de cellulose. Aucun de ces matériaux n’est idéal pour le grand bleu. Je vous explique pourquoi.

Plastique

Bon, je ne vais pas en faire des tonnes ici. Vous connaissez tou·te·s les ravages du plastique. Qui pense encore qu’extraire du pétrole pour en faire du plastique est une bonne solution ?

Métal

On en parle moins, mais c’est un peu le même refrain. Le métal pose problème à différents niveaux, de l’extraction à la fin de vie. Récupérer du métal dans un minerai nécessite beaucoup d’énergie et émet donc des gaz à effet de serre, qui participent à l’acidification de l’océan. Et une fois les lunettes usées, leur recyclage est particulièrement difficile puisque des alliages à base de titane, aluminium, cobalt ou nickel ont probablement été faits.

Acétate de cellulose

Là, on ne joue plus dans la même cour. L’acétate de cellulose est utilisée pour les montures haut de gamme. Elle est souvent considérée comme une matière écolo. Alors effectivement, elle est composée de fibre de coton ou de bois. Mais ce que l’on oublie souvent de dire, c’est que dans l’acétate de cellulose, il y a aussi un liant pétrochimique à base de nylon ou de polyester. Et puis, si l’on se penche sur le cas du coton, il n’est pas aussi doux qu’il n’en paraît. D’où vient-il ? Est-il cultivé sans insecticide ni pesticide ? Impossible de le savoir. L’opacité règne.

La solution : valoriser les déchets marins

Valoriser les déchets marins. La solution paraît évidente, mais il fallait y penser. Plutôt que de puiser encore plus de ressources vierges sur la planète bleue, de plus en plus de marques font le choix de valoriser des matières vouées à finir dans les profondeurs de l’océan. Les plus appréciées ? Les plastiques, les filets de pêche ou encore les déchets alimentaires issus des fruits de mer.

Il faut les voir pour y croire : il n’y a aucune différence avec des lunettes classiques. Quoi que, ça en fait un bon moyen de lancer les discussions sur la protection de l’océan avec vos ami·e·s épris·es de curiosité.

Notre sélection* : filets de pêche et coquillages

Sea2see

Sea2see collecte et valorise des déchets marins, principalement les filets de pêche, pour produire des lunettes de soleil et de vue en Italie. Depuis le lancement, la marque a collecté 331 tonnes de plastiques. Avec ça, il y a des lunettes pour tout le monde. En plus, Sea2see a été l’un des premiers partenaires du Blutopia tour, l’aventure à l’origine de notre premier film documentaire. Avec Julien, on a passé 7 mois au soleil avec leurs lunettes sur le nez.

Friendly Frenchy

Friendly Frenchy a créé des lunettes en coquillages issus des côtes bretonnes et normandes. La monture est 100% biosourcée avec de l’huile végétale et des déchets alimentaires : des coquilles d’huîtres, de moules et de Saint-Jacques. La matière est développée par un atelier normand. Garantie zéro-pétrole et origine française.

* Vous pouvez nous faire confiancenotre sélection est 100% indépendante.

Alors, prêt·e pour l’été ?

Malaury

Malaury

Co-fondatrice de Blutopia

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