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Il fait beau, il fait chaud. C’est le moment idéal pour passer ses journées à la plage. Je ne sais pas vous, mais chez Blutopia, on a déjà pris nos premiers coups de soleil. Pour éviter ça, la crème solaire est absolument incontournable. Mais comment bien la choisir pour éviter de perturber la vie sous-marine tout en protégeant sa peau efficacement ?

Le problème : les crèmes solaires conventionnelles

2 170. C’est le nombre d’heures que l’on passerait à bronzer dans notre vie. Et, normalement, c’est autant d’heures pendant lesquelles on s’est recouvert·e·s de crème solaire. Oui oui, même si vous avez la peau mate et le teint halée, j’espère que vous ne suivez pas mon exemple et que vous n’oubliez pas de mettre de la crème solaire. C’est essentiel pour éviter les coups de soleil et les brûlures, provoqués par les UVB, mais aussi ralentir le vieillissement de la peau, provoqué par les UVA. Et ça, ça compte même pour celles et ceux qui ne prennent jamais de coups de soleil !

Le problème, c’est que chaque année, 14 000 tonnes de crème solaire finissent dans l’océan. La plupart sont composées de filtres chimiques. Leur fonctionnement ? Ils pénètrent la peau et la protègent en absorbant les rayons du soleil 30 minutes après leur application. Mais les substances qu’ils contiennent, comme l’oxybenzone et l’octinoxate, peuvent être libérées dans l’océan, perturber la reproduction et le cycle de croissance des coraux, et ainsi provoquer leur blanchissement. Et même si vous ne vous baignez pas, les substances chimiques peuvent s’écouler dans votre douche et finir… dans l’océan ! Oui oui, vous avez bien lu. Les stations d’épuration sont incapables de les arrêter.

En 2008, une étude menée par la Faculté des Sciences de l’Université Polytechnique des Marches en Italie a montré que 10% des coraux mondiaux sont menacés à cause de l’utilisation de crème solaire. C’est justement ce qui a poussé les législateurs hawaïens à adopter en 2018 un projet de loi qui vise à interdire la vente de crème solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate. On attend encore une décision similaire en France !

La solution : éviter le soleil ?

Alors avant qu’une loi ne soit adoptée en France, on fait quoi ? Je serais tentée de vous proposer de ne pas vous exposer quand le soleil est à son zénith, entre 12h et 16h en France, ou de mettre un t-shirt et un chapeau quand vous êtes sur la plage. C’est un bon moyen de réduire les risques liés aux rayons du soleil et la quantité de crème solaire utilisée. Cette idée de nous réjouit pas ? Vous avez envie d’une peau bronzée pour l’été ? J’ai quand même une bonne nouvelle pour vous. 

Aujourd’hui, il existe des crèmes solaires qui minimisent l’impact sur la vie sous-marine. Les filtres minéraux, comme le dioxyde de titane et le dioxyde de zinc, peuvent remplacer les filtres chimiques. Ils forment un film à la surface de la peau qui agit comme une barrière et reflète les rayons du soleil. Contrairement aux filtres chimiques, ils sont efficaces dès leur application. Toutes les crèmes solaires bio ou avec une très large majorité d’ingrédients d’origine naturelle utilisent ces filtres.

Leur avantage, c’est qu’ils existent déjà à l’état naturel. Mais malheureusement, naturel ne signifie pas totalement inoffensif. Les filtres minéraux peuvent être libérés dans l’océan et seraient eux aussi à l’origine du blanchissement des coraux.

Et c’est sans compter sur la difficulté à formuler des crèmes solaires aux filtres minéraux. Les textures obtenues sont épaisses et laissent des traces blanches sur la peau. Depuis plusieurs années, des recherches sont menées pour y remédier en réduisant la taille des filtres. Aujourd’hui, certains filtres minéraux se présentent sous la forme de nanoparticules quiseraient susceptibles de traverser la barrière de la peau, se retrouver dans le sang et atteindre les organes internes. Même si rien n’a été scientifiquement prouvé, ça représente un danger pour notre santé, et pour celle des animaux marins qui pourraient l’ingérer plus facilement.

En bref, la crème solaire idéale n’existe pas, mais la bonne nouvelle, c’est qu’on s’en rapproche petit à petit grâce à des entrepreneur·e·s plus engagé·e·s que jamais. Le combo presque parfait pour votre future crème solaire ? Des filtres minéraux et zéro nanoparticule.

Notre sélection* : la protection des coraux avant tout

NIU

NIU, c’est la crème solaire écologique française à avoir dans son sac pour aller à la plage. Elle utilise des filtres minéraux et elle est résistante à l’eau, végane, sans alcool, sans parabène, sans nanoparticule, sans parfum ni colorant. La formule est même certifiée Cosmos Organic, le label des cosmétiques bio et naturels. Les premiers tubes étaient en plastique, mais la crème est désormais vendue dans des flacons en aluminium français et en partie recyclé. L’équipe travaille d’ailleurs actuellement sur un système de consigne pour réutiliser les flacons et éviter qu’ils ne terminent à la poubelle trop vite. Au-delà de la crème, NIU reverse une partie de ses bénéfices à l’ONG Octop’us, qui pilote des actions pour la sauvegarde des écosystèmes marins. Et je peux vous l’annoncer en exclusivité : une de leurs prochaines actions se prépare en collaboration avec Blutopia !

© NIU

CocoAloha

C’est à l’occasion de la réalisation de notre documentaire sur les solutions à la pollution plastique que l’on a rencontré Gita, la fondatrice de CocoAloha. Elle est Indonésienne, originaire de Jakarta, et vit entre Bali et Hawaii depuis qu’elle a découvert le surf. À force d’être exposée au soleil, elle a dû faire face au mélasma, une affection bénigne de la peau qui se présente sous la forme de taches hyper-pigmentées. Impossible alors de surfer, ni même de sortir de chez elle aux heures où le soleil brillait. Puisque la crème solaire qu’il lui fallait n’existait pas, elle a décidé de la créer. Ses ingrédients : la poudre de thanaka de Birmanie pour protéger du soleil, le roucou de Hawaii pour ses effets antioxydants et le beurre de karité. Le tout, dans un contenant en aluminium 100% réutilisable et recyclable.

* Vous pouvez nous faire confiancenotre sélection est 100% indépendante.

Et vous, quelle crème solaire écologique allez-vous choisir pour cet été ?

Malaury

Malaury

Co-fondatrice de Blutopia

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